La présence francophone à Kingston d'hier à aujourd'hui

Découvrez avec l'ACFOMI l'histoire des francophones de Kingston et des Mille-Îles ! Séparée en 3 catégories, francophonie, communauté et éducation, cette exposition virtuelle interactive vous propose un parcours qui vous fera voyager de 1673 jusqu'à aujourd'hui ! Bonne visite, L'équipe ACFOMI

1673-07-12 00:00:00

Arrivée des Français à Kingston

En 1673, le Comte de Frontenac, gouverneur général de la Nouvelle-France, rencontre des représentants des Premières Nations pour les encourager à faire des échanges avec les Français. Il établit alors un poste de traite de fourrures fortifié sur le bord de la rivière que les Français nomment « Cataracouy » qui est la traduction que les Français font du mot mohawk « Katarokwi ». C’est le début de la présence européenne dans la région de Kingston.

1758-08-28 00:00:00

Les Français se rendent aux Britanniques, le fort Frontenac est détruit

Alors que les dirigeants et l’armée quittent le fort, certains francophones décident de rester. Deux ans plus tard, c’est tout le territoire qui passe aux mains de l’Angleterre.

1760-01-01 00:00:00

Le territoire du Canada passe aux mains des Anglais

1912-02-01 23:47:26

Règlement 17

Dans les années 1880-1890, plusieurs francophones s’installent en Ontario et ce changement de population crée des tensions dans le domaine de l’éducation. En 1912, une loi est adoptée par le gouvernement provincial de l’Ontario. Ce règlement interdit l’enseignement en français après la 2e année, pour toutes les écoles, même celles qui ne sont fréquentées que par des Franco-Ontariens. Dès son entrée en vigueur, la loi est contestée par les francophones de la province et du reste du Canada français. Des manifestations ont lieu, certains conseils bilingues donnent la consigne de continuer à enseigner en français. Jusqu’en 1927, toutes les écoles qui choisissent de continuer à enseigner en français ne reçoivent aucun financement de la province et les enseignants sont menacés de perdre leur brevet d’enseignement. La loi cesse d’être appliquée en 1927, mais elle n’est abandonnée qu’en 1944. En 2016, L’Ontario a présenté des excuses pour l’adoption du Règlement 17.

1952-11-05 17:10:21

Club Champlain à Kingston

Les Clubs Champlain et Alouette rassemblent des francophones de la région des Mille-Îles qui souhaitent promouvoir la vie en français dans leur région. Ils organisent chacun dans leur communauté des activités culturelles et sociales et font souvent pression pour offrir des cours de français ou obtenir des services en français. Par exemple, le Club Champlain de Kingston réussit à obtenir une paroisse francophone en 1961.

1956-11-01 17:10:21

Club Champlain à Brockville

Comme pour le Club Champlain à Kingston, ce club organise des activités culturelles et sociales.

1958-04-23 20:39:11

Club Alouette de Quinte

Comme pour les Clubs Champlain à Kingston et Brockville, ce club organise des activités culturelles et sociales pour la région de Quinte.

1958-09-04 18:55:53

L’appel (journal)

Créé par le Club Champlain, le journal L’Appel permet de financer des activités communautaires et d’en faire la promotion. Il fusionnera finalement avec le journal l’Informel, toujours publié aujourd’hui.

1961-01-05 19:47:19

Paroisse St-François d’Assise

Pour beaucoup de francophones de l’époque, dont les membres du Club Champlain, l’affirmation communautaire passe aussi par la foi. Cependant, s’il existe des églises catholiques à Kingston et que des messes se donnent en français le dimanche, il n’y a pas de paroisse francophone. Une première étape est franchie en 1958 quand Kinston accueille l’abbé Henri Perron comme prêtre francophone. Puis, en 1961, la première messe est célébrée dans l’église St-François d’Assise, nouvellement construite. Au fil des ans, la paroisse prend une grande place dans la vie communautaire, permettant la création de plusieurs groupes qui permettent aux francophones de se rassembler et de vivre dans leur langue.

1971-12-01 08:06:15

Crises scolaires

En 1969, l’Assemblée législative adopte des lois permettant la création d’écoles secondaires de langue française, mais la création d’écoles de langue française se heurte parfois à la résistance des conseils scolaires. En 1971, les élèves de Sturgeon Falls souhaitent que l’école bilingue devienne une école francophone. Devant le refus du Conseil scolaire de Nipissing, les élèves et leurs parents font la grève devant l’école et décident d’occuper l’école. Après plusieurs années, l’école bilingue devient l’école Franco-Cité en 1976. Les élèves de Sturgeon Falls ne sont pas les seuls à devoir faire la grève, ceci se produit dans plusieurs communautés francophones de l’Ontario. Une des plus marquantes est celle de Penetanguishene. Cette communauté majoritairement francophone demande un programme d’étude complètement en français, mais le conseil scolaire de Simcoe refuse la construction d’une école. Devant l’impasse, les francophones de la région décident d’ouvrir une école de la résistance en 1979. Il faut que les tribunaux s’en mêlent pour que la communauté puisse obtenir une école secondaire de langue française en 1982.

La présence francophone à Kingston d'hier à aujourd'hui

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