Monitoring Afrique de l'Ouest

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.;xNLx;;xNLx;Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. ;xNLx;;xNLx;En savoir plus : http://www.grip.org/fr/node/46

Attaque dans la province de Gourma

Dans la nuit du 5 au 6 mars un camp de la gendarmerie nigérienne a été attaqué par des assaillants – non identifiés – dans la province de Gourma (région de Tillabéri) et cinq gendarmes ont été tués.

PUBLICATION - Monitoring de juillet à septembre 2016

Voici la version papier du Monitoring de septembre à décembre 2016

La CODER rencontre l'UAS

La nouvelle formation politique de l’opposition regroupant différents partis d’opposition créée en octobre dernier, la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER), a rencontré l’Unité d’action syndicale (UAS) dans le but de trouver un terrain d’entente sur la question de la réconciliation nationale.

Remaniement ministériel

Face à la persistance des problèmes sociaux et sécuritaires, le président Kaboré a procédé, le 20 février, au remaniement de son gouvernement. La nouvelle équipe gouvernementale, qui compte 32 membres dont cinq nouveaux, devrait donner une nouvelle impulsion à l’activité de l’exécutif un an après son installation. Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, reconduit en tant que chef de l’exécutif, a affirmé que « l’axe central qui sous-tend la formation de ce nouveau gouvernement est la volonté d’opérationnaliser le Plan national de développement économique et social (PNDES) » élaboré pour faire face à la grogne sociale et à la mauvaise situation économique qui pèse sur le pays. Le remaniement touche notamment les ministères de la Défense et de la Sécurité : le ministère de la Défense et des Anciens combattants revient à Jean Claude Bouda, ancien ministre de la Jeunesse ; le ministère de la Sécurité, de l’administration territoriale et de la décentralisation n’existe plus en tant que tel, il est aujourd’hui divisé en deux : avec d'une part le ministère de la Sécurité – occupé par Simon Compaoré – et d'autre part le ministère de l’Administration territoriale et la décentralisation – confié à Siméon Sawadogo, nouvel entrant. Une autre scission a été opérée dans le département énergétique avec la création du ministère de l’Énergie et du ministère des Mines et des Carrières. Enfin, de nouveaux ministres ont été mis à la tête des ministères de l’Enseignement supérieur, de la Santé et de l’Économie numérique. Malgré cette réorganisation gouvernementale, de nombreux mouvements de grèves se sont poursuivis à travers le pays.

Présentation de l'avant-projet de la nouvelle Constitution

Du 16 au 19 mars, des assises populaires ont eu lieu dans toutes les régions du pays pour la présentation de l’avant-projet de la Constitution de la Ve République, résultat des travaux de la Commission constitutionnelle installée le 28 septembre dernier. Le document rendu public début janvier a également été présenté dans différents pays ouest-africains et européens. Le projet confirme un système politique semi-présidentiel dans lequel le président de la République est élu au suffrage universel direct, renouvelable une fois, et le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale qui détient le pouvoir législatif. Parmi les innovations clefs, le texte interdit formellement la peine de mort et introduit un chapitre destiné à l’armée nationale (Titre II, Chapitre III, de l’armée nationale) dans lequel il est précisé que l’armée ne peut pas « être autorisée à utiliser la force militaire contre tout ou partie du peuple non armé ». Par ailleurs, le texte introduit des limites aux pouvoirs exceptionnels du président de la République en période de crise. Ces pouvoirs seront limités à une durée de trois mois, période pendant laquelle la dissolution de l’Assemblée nationale est interdite. Finalement, le texte spécifie aussi que les révisions de la Constitution ne pourront porter sur le nombre et la durée des mandats présidentiels autorisés. La question de l’interdiction de la peine de mort a fait l’objet de vifs débats, considérée selon certains, comme une mesure inadéquate face à la situation sécuritaire actuelle du pays.

PUBLICATION - Où en est la réforme de l'armée deux ans après l'insurrection populaire ?

La présente réflexion analyse les enjeux de la réforme de l’armée au Burkina Faso, deux ans après la fin du régime de Blaise Compaoré. Cette réforme s’inscrit dans le processus de changement impulsé par l’insurrection d’octobre 2014. La stabilité du nouveau pouvoir dirigé par le président Roch Kaboré et la résilience du pays à la menace terroriste constituent les principaux enjeux. De par sa portée, et malgré les changements qu’elle a suscités, la réforme n’induit pas encore un changement de paradigme sur la politique de défense.

Nouvelle alliance djihadiste

Le 2 mars , dans une vidéo diffusée par l’Agence de presse mauritanienne, les trois principaux groupes terroristes opérant dans la région du Sahel ont annoncé leur fusion en créant le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin) Iyad Ag Ghaly, Touareg malien du groupe terroriste Ansar Dine prend la tête de la nouvelle formation, avec l’appui de Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe Al-Mourabitoune, de Yeia abou Hamam, « émir du Sahara » et membre de Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et de Mohammad Koufa, chef du groupe Katiba Macina, un groupe terroriste très actif dans le centre du pays. La création du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ne signifie pas la disparition d’AQMI, a toutefois précisé Iyad Ag Ghaly. La vidéo n’étant pas datée, il est difficile de savoir précisément à quel moment le groupe s’est réuni au sein de cette nouvelle formation. Selon Wassim Nasr, journaliste et analyste, on peut considérer ce nouveau groupe comme une partie d’AQMI. Selon Philippe Migaux, plus qu’une opération médiatique on se trouve devant un coup de force à travers lequel ces chefs du djihadisme sahélien veulent rappeler la présence d’Al-Qaïda dans la région, dans le but de « contrecarrer » la présence de l’État islamique.

Débat sur les législatives 2017

Le 2 janvier, l’Assemblée nationale a adopté une loi portant sur l’élection de quinze députés représentant la diaspora sénégalaise, à travers la création de huit nouvelles circonscriptions. Les partis d’opposition ont toutefois critiqué la nouvelle disposition « ignorant les priorités du pays ». La fixation du montant de la caution de participation aux élections législatives était également au centre du débat, alors que la constitution approuvée en mars 2016 « garantit aux candidats indépendants la participation à tous les types d’élections ». Début janvier, Khalifa Sall (PS), a annoncé sa décision de présenter sa propre liste autonome aux élections législatives de juin 2017. À la suite de cette annonce, l’ensemble des forces politiques de l’opposition a entamé un dialogue concernant la possible constitution d’une liste commune.

Bilan du mandat d'IBK: entre auto-satisfaction et critiques de l'opposition

À l’occasion du troisième anniversaire du mandat présidentiel, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), s’est montré « plus optimiste que jamais » et a affirmé sa confiance dans le processus de paix d’Alger, ainsi que dans un apaisement à Kidal et a notamment salué l’engagement des Forces de sécurité maliennes et internationales. Le mouvement « Mali en marche » s’est lui aussi montré satisfait, mettant en évidence les avancées dans la réforme de l’armée et son engagement économique, qui a fait du Mali le premier producteur de coton du continent. Si le président se déclare optimiste, l’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile se sont montrées très critiques de l’action gouvernementale et de la situation actuelle du pays, parlant des « trois ans de cauchemar » ou de l’installation d’une « IBKcratie ». Au-delà des dérives autoritaires du régime et d’un manque de transparence, le collectif de jeunes Bi-Ton conteste le nombre de nouveaux emplois que le gouvernement affirme avoir créés et dénonce les promesses socio- économiques et sécuritaires non tenues

Coopération judiciaire tripartite Tchad - Niger - Mali

Le 9 mai dernier, le Tchad, le Niger et le Mali ont annoncé la signature d’une coopération judiciaire tripartite prévoyant la mise en place de commissions rogatoires internationales, permettant les échanges sur les actions judiciaires entre les États, la comparution des témoins, experts, et personnes poursuivies, la mise en place d’une politique de coopération en cas d’extradition ainsi que le développement d’enquêtes conjointes et le transfert des poursuites. La signature de cet accord intervient dans un contexte de recrudescence des attaques aux frontières nigériennes depuis quelques mois.

Launch
Copy this timeline Login to copy this timeline 3d

Contact us

We'd love to hear from you. Please send questions or feedback to the below email addresses.

Before contacting us, you may wish to visit our FAQs page which has lots of useful info on Tiki-Toki.

We can be contacted by email at: hello@tiki-toki.com.

You can also follow us on twitter at twitter.com/tiki_toki.

If you are having any problems with Tiki-Toki, please contact us as at: help@tiki-toki.com

Close

Edit this timeline

Enter your name and the secret word given to you by the timeline's owner.

3-40 true Name must be at least three characters
3-40 true You need a secret word to edit this timeline

Checking details

Please check details and try again

Go
Close