Monitoring Afrique de l'Ouest

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.;xNLx;;xNLx;Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. ;xNLx;;xNLx;En savoir plus : http://www.grip.org/fr/node/46

Bilan du mandat d'IBK: entre auto-satisfaction et critiques de l'opposition

À l’occasion du troisième anniversaire du mandat présidentiel, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), s’est montré « plus optimiste que jamais » et a affirmé sa confiance dans le processus de paix d’Alger, ainsi que dans un apaisement à Kidal et a notamment salué l’engagement des Forces de sécurité maliennes et internationales. Le mouvement « Mali en marche » s’est lui aussi montré satisfait, mettant en évidence les avancées dans la réforme de l’armée et son engagement économique, qui a fait du Mali le premier producteur de coton du continent. Si le président se déclare optimiste, l’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile se sont montrées très critiques de l’action gouvernementale et de la situation actuelle du pays, parlant des « trois ans de cauchemar » ou de l’installation d’une « IBKcratie ». Au-delà des dérives autoritaires du régime et d’un manque de transparence, le collectif de jeunes Bi-Ton conteste le nombre de nouveaux emplois que le gouvernement affirme avoir créés et dénonce les promesses socio- économiques et sécuritaires non tenues

Remaniement gouvernemental

Depuis le 7 juillet, date de l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, un membre de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) fait partie du gouvernement malien. Connue pour son militantisme au sein de la rébellion touareg, Nina Wallet était jusque-là vice-présidente de la Commission dialogue, vérité, justice et réconciliation. Pourtant, la CMA déclare ne pas avoir été consulté avant sa nomination et ne pas la considérer comme une représentante de son mouvement.

PUBLICATION - La criminalité environnementale en Afrique de l’Ouest : pratiques et enjeux

Si le thème de la «criminalité environnementale» est désormais au cœur de l’agenda politique international, qu’en est-il spécifiquement en Afrique de l’Ouest, zone-carrefour du trafic d’espèces sauvages? Quelle est la réalité régionale de ce phénomène? Précisément, l’objectif de cette note est d’esquisser une cartographie des pratiques et enjeux associés à la criminalité environnementale dans cette région du monde. Après un état des lieux des principaux trafics traversant l’espace ouest-africain, cette analyse aborde plus en détail les enjeux associés à la criminalité forestière et la pêche illicite, ainsi que, en filigrane, leurs impacts en termes de paix et de sécurité régionales. Enfin, ce papier présente un examen synthétique des divers mécanismes politico-juridiques élaborés aux fins de la lutte contre les crimes et les abus à environnementaux...

PUBLICATION - Le Centre du Mali: épicentre du djihadisme?

La multiplication d’épisodes violents dans le centre du Mali, depuis la moitié de l’année 2015, démontre à quel point la paix reste fragile dans ce pays. La signature des accords pour la paix et l’amorce d’un processus de réconciliation ont certes marqué une avancée pour le gouvernement, mais la stabilité demeure précaire dans les régions Centre et Nord. En l’absence de l’autorité étatique, des groupes hétéroclites, se réclamant d’un mouvement djihadiste dont ils ignorent même le nom, dictent leur loi et se vengent de leurs adversaires/ennemis dans le centre du Mali. Ainsi dans le Macina, des pasteurs transhumants, ne voulant plus se soumettre aux règles établies par leurs chefs traditionnels (dioros) cautionnées par l’administration pour l’exploitation des pâturages, se sont armés et ont décidé de ne plus payer de taxes pour avoir accès aux bourgous (plantes fourragères). Le djihad apparaît, ainsi, comme une simple option instrumentale en vue d’objectifs autres que la diffusion de la foi rigoriste

PUBLICATION - Gérer l’après Compaoré: réflexion sur "la politique ivoirienne" du nouveau pouvoir burkinabè

La chute du régime Compaoré au Burkina Faso en octobre 2014 a entrainé un changement dans la politique étrangère de ce pays. Un des enjeux pour le Burkina post-Compaoré est de maintenir son influence diplomatique régionale. La tension avec la Côte d’Ivoire, consécutive au mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, constitue à cet égard un test pour le nouveau président Roch Kaboré. Face à des craintes de déstabilisation de la part du pouvoir ivoirien, le président Kaboré doit concilier la quête de justice des Burkinabè avec les impératifs de la paix avec son voisin, décidé à reprendre sa position de puissance régionale. Malgré l’option officielle pour un règlement à l’amiable du contentieux, il est à craindre que les luttes de pouvoir internes dans les deux pays ébranlent à terme la stabilité de l’axe Abidjan-Ouagadougou.

PUBLICATION - Golfe de Guinée : enjeux et défis d’une architecture africaine de sûreté et sécurité maritimes

L’insécurité maritime, en essor depuis le tournant des années 1990, demeure l’une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique des États riverains du golfe de Guinée ; tant pour ceux situés sur le littoral, que ceux enclavés dans l’arrière-pays, qui dépendent également du commerce maritime pour leurs importations et leurs exportations. Ce défi sécuritaire dans le golfe de Guinée, prend la forme d’attaques – en moyenne une par semaine –, contre les navires transportant les produits pétroliers ou contre les installations d’extraction d’hydrocarbures situés en off-shore. Ce sont aussi des prises d’otages, des vols à mains armée et des détournements de cargaisons de pétrole brut. Depuis dix ans, près de 600 attaques, en haute mer ou dans les eaux territoriales des États riverains, ont été enregistrées. Si le nombre d’incidents déclarés semble stagner, les attaques sont devenues plus violentes avec le recours par les assaillants aux armes de guerre et à une logistique conséquente pour acheminer les cargaisons d’hydrocarbures dérobées...

PUBLICATION - La longue marche de l’architecture africaine de sûreté et sécurité maritimes dans le golfe de Guinée

Alors que l'insécurité maritime se confirme comme l'une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique du Golfe de Guinée, tant pour les États du littoral que ceux enclavés dans l'arrière-pays qui dépendent du commerce maritime, l'augmentation rapide des actes de piraterie et de brigandage maritime a pris de court plusieurs pays de la sous-région...

PUBLICATION - Militaires occidentaux au Niger: présence contestée, utilité à démontrer

En raison de sa situation géostratégique, au carrefour de plusieurs foyers déstabilisateurs, le Niger connaît, depuis quelques années, une multiplication de bases militaires occidentales, principalement françaises et états-uniennes. Le pays est devenu en effet la base arrière de l’opération Barkhane, ainsi qu’une plateforme d’observation des États-Unis dans une région minée par plusieurs insurrections, la plupart à caractère djihadiste. Cependant, ces déploiements passent mal auprès de la population et de l’armée nigériennes, habituées à ne pas déléguer leurs instruments de défense à l’extérieur et attachées à la souveraineté de leur pays.

Attente du procès des responsables du massacre du 28 septembre 2009

À l’occasion de l’anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, ayant fait officiellement 157 morts, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH) a dénoncé des « pesanteurs et des jeux en coulisses » qui retardent l’audition des responsables du massacre. En 2015, le ministre guinéen de la Justice, Me Cheik Sako, avait assuré que le dossier serait clôturé en 2016. Le Garde des sceaux a annoncé l’ouverture d’un procès en 2017.

Prorogation de l'état d'urgence dans la région de Diffa: persistance des attaques de Boko Haram

L’état d’urgence dans la région de Diffa a été une nouvelle fois prolongé par les autorités le 30 juillet. Quelques jours avant seulement, le 25 juillet, la Force multinationale mixte (FMM), composée des troupes du Niger, du Bénin, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun, avait lancé l’offensive conjointe « Gama Aiki ». Le ministre nigérien de la Défense Hassoumi Massaoudou estime qu’avec cette opération « nous sommes entrés dans la phase finale d’éradication de Boko Haram ». Pourtant, en dépit de cette annonce et de la reprise du contrôle de la ville nigériane de Damasak à la frontière du Niger, plusieurs attaques de Boko Haram se sont produites sur le territoire nigérien. Après les attaques meurtrières de Toumour et Gueskérou les 12 et 14 septembre, faisant cinq morts, plusieurs blessés et des dégâts matériaux considérables, les Forces de défense et de sécurité nigériennes appuyées par l’armée tchadienne ont réagi en engageant une « opération de ratissage » dans la région de Diffa. Cette opération a fait 38 morts du côté de Boko Haram, selon le porte-parole du ministère nigérien de la Défense, et a permis la saisie d’une importante quantité d’armes et de munitions. En outre, afin de mieux sécuriser les frontières avec le Nigeria, 250 policiers nigériens, constituant une nouvelle unité mobile, ont été formés pendant deux mois par des instructeurs de l’armée américaine. Leur formation a été achevée en septembre. Le 11 septembre, une attaque a visé le camp de réfugiés de Tabarey Barey, situé à la frontière avec le Mali. Le bilan officiel est de deux morts et quatre blessés parmi les réfugiés maliens. Les assaillants venus du Nord-Mali sont toujours en fuite.

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