Memoires de Madagascar

Repères et témoignages sur l'histoire de Madagascar

La mémoire de Madagascar a été à différentes périodes ignorée en France et à Madagascar. L'association créée le 21 juin 2014 souhaite favoriser la réappropriation de l’histoire de Madagascar par les Malgaches et par tous les citoyens concernés. ;xNLx;;xNLx;Si vous souhaitez adhérer, apporter un témoignage, ou apporter votre contribution, que ce soit sous forme de récit, photos, lettres...;xNLx;contactez nous mememoiresdemadagascar@gmail.com

Insurrection

Dans la nuit du 29 au 30 mars 1947, des centaines d’hommes, armés de sagaies et de coupe-coupe attaquent le camp militaire de Moramanga et des plantations coloniales, faisant 150 victimes. La répression contre les habitants de Moramanga d'abord puis dans toute l’île est violente et immédiate.

Expédition de Madagascar

Excédée par la résistance de la Reine Ranavalona III, la France envoie un corps expéditionnaire de 17000 hommes sous le commandement du général Duchesne pour prendre le contrôle de l'île.

Royaume de Madagascar

Radama Ier signe un traité avec la Grande-Bretagne qui reconnaît l'existence du Royaume de Madagascar et lui apporte un soutien financier en échange de l'abandon de la traite des esclaves.

Exécution du prince Ratsimamanga et du Ministre de l'Intérieur par ordre du général Galliéni pour s'être opposés à l'annexion de Madagascar.

Madagascar devient Territoire français d’outre-mer dans le cadre de l'Union française

lire le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 article 18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.

procès des parlementaires

Suite à l'insurrection de mars 1947, le procès des parlementaires a lieu de juillet à octobre 1948. Les trois députés Joseph Raseta, Joseph Ravoahangy, Jacques Rabemananjara au premier rang et d'autres membres du MDRM ou Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache.

verdict du procès des parlementaires

Le 4 octobre 1948, la Cour criminelle de Tananarive condamne à mort les députés du MDRM, Raseta et Ravoahangy et quatre autres accusés, condamne aux travaux forcés à perpétuité le 3ème député Rabemananjara, les conseillers de la République, Raherivelo, à 5 ans de travaux forcés, et Ranaivo, à 10 ans de réclusion. Ce procès est une machination politique destinée à casser l'énorme popularité et la légitimité reconnue des trois députés. Les interrogatoires des accusés sont faits hors la présence de leur avocat. Des aveux sont extorqués sous la torture dans les interrogatoires par la Sûreté, notamment le supplice de la baignoire. Il s'agissait de faire avaliser par les personnes arrêtées les thèses de l'administration sur l'origine de l'insurrection. Ainsi, le télégramme d'appel au calme du 27 mars aurait eu, un sens convenu à l'avance qui était en fait le signal de la révolte. A l'exception de Kana et de Ravelonahina, aucun chef de l'insurrection n'est entendu au procès. Ils sont morts ou ont été exécutés. Les députés demandent à être confrontés avec Samuel Rakotondrabe, chef de l'association secrète Jina, qui les avait mis en cause. Le juge d'instruction refuse. Condamné à mort par un tribunal militaire, Rakotondrabe est exécuté le 19 juillet 1948, trois jours avant l'ouverture du procès des parlementaires où il devait pourtant figurer comme accusé.107. Les tortures infligées aux inculpés sont évoquées avec un grand luxe de détails à l'Assemblée Nationale le 22 septembre 1948. Cela n'empêcha pas le verdict et sa confirmation par la cour de cassation (juin 1949). Graciés en juillet 1949, les accusés seront amnistiés en 1956, mais ne retrouveront la liberté que lors de l'Indépendance en 1960. Sources : Jacques Tronchon, L'insurrection malgache de 1947, Karthala, 1986; Pierre Vidal-Naquet, La torture dans la République, Maspéro, 1972, page 18-19.

Eléctions législatives à Madagascar

Rabemananjara, Raseta et Ravoahangy sont élus à 80% des voix par le collège des "non-citoyens".

Appel à la reddition

le 15 novembre 1948, Philippe Lehoaha, chef des Tanala du Nord, en train de rédiger un appel pour mettre bas les armes, sous l’œil d'un légionnaire.

Reddition des "rebelles" malgaches

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